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Scooter Tmax vs. vélo – qui est le plus rapide en ville ?

J’ai publié cette vidéo la semaine dernière.

 

Je me suis bien amusé. Ma conclusion est évidemment une victoire pour le vélo. Le bilan global est massivement plus favorable, le vélo étant bien mieux placé économiquement et en termes d’externalités négatives, pour une vitesse de déplacement comparable (ici 23.1km/h sur l’ensemble du trajet). Bien sûr de nombreux itinéraires sont plus favorables aux 2-roues motorisés (dès que le motorisé peut passer par le périphérique, par exemple). L’essai n’est tout de même pas injuste : c’est un axe roulant, l’heure est en faveur du Tmax (il est 22h30, pas 18h). Dans les embouteillages je l’aurais simplement laissé sur place et il aurait été impossible de faire cette vidéo.

Globalement, lorsqu’on réfléchit au coût d’un véhicule comme celui-ci (achat et annuel) et à tous les défauts que le 2-roues motorisé peut avoir (pollution, encombrement, dangerosité pour soi et pour les autres), difficile de ne pas avoir le vertige en comparant avec le vélo.

 

Voilà pourquoi je roule à vélo en ville, et garde mon permis A pour les départementales !

A bientôt et bonne route !

 

(j’en profite pour vous renvoyer à mon article Urbanisme et Moto, et particulièrement à la section 2 qui parle des avantages comparés du vélo en ville)

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Du traitement des collisions entre motorisé et piéton/vélo dans la presse

Il y a quelques jours, @FFeth a publié ce tweet

Suite à un échange plutôt constructif, le journaliste Maël Fabre a écrit ceci :

Alors je ne suis pas la cyclosphère (c’est quoi la cyclosphère?) mais j’aime donner mon avis (même quand tant de cyclistes ont déjà écrit sur le sujet). Voici mon essai de réponse :

Pourquoi nous sommes sensibles au traitement des collisions routières impliquant des usagers fragiles (piétons, cyclistes) :

  • Au quotidien, nous subissons une infrastructure inadaptée et des usagers motorisés souvent négligents, parfois agressifs, alors même que nous nous déplaçons sans encombrer, sans polluer et sans risquer la vie des autres
  • Sur la route, piétons et cyclistes ne sont pas les dangers. Les automobilistes sont, de loin, la catégorie qui tue le plus d’usagers tiers (responsables de 1112 tués en 2015 – les piétons ou  cyclistes, eux, n’ayant causé que 6 et 3 morts respectivement – les chiffres ici merci à Ticoli d’avoir partagé ce tableau des chiffres du CNSR)
  • En tant qu’usagers fragiles et non dangereux pour les autres, nous ressentons comme une double peine l’injustice des nombreux articles portant sur des collisions entre motorisé et piéton/vélo. Elle prend deux formes : la déresponsabilisation du motorisé et la culpabilisation de la victime
  1. La déresponsabilisation du motorisé

La plupart de ces articles mentionne “une voiture”, voire “une voiture folle” qui tue un piéton ou un cycliste (variante “moto” possible*).  Rarement “un automobiliste”. Pourtant la voiture ne se déplace pas toute seule.  Il y a à ses commandes une personne qui doit se rappeler qu’elle prend une responsabilité immense en conduisant un engin de 1.500kg parcourant 14 mètres par seconde en ville (quand elle respecte la limite de vitesse). Dire que l’accident est dû à une ”voiture” déresponsabilise l’automobiliste. Comme s’il était lui-même victime d’une voiture indomptable dont il aurait perdu le contrôle. Fatalité tragique et presque inévitable.

Si un chasseur tue accidentellement un promeneur, dit-on “un fusil fou tue un passant” ? Feth Arezki avait déjà écrit il y a quelques temps un article excellent à ce sujet (ici) en reprenant de nombreux exemples de traitement journalistique de ce type. 

  1. La culpabilisation de l’usager fragile

Le second biais récurrent dans ces articles est la culpabilisation de la victime. Le fait de souligner par exemple qu’un cycliste ne portait pas de casque. Ou de gilet fluo. Ou de lumière.

Certains sont prompts à souligner que certains de ces éléments sont (parfois) requis par le code de la route : lumière la nuit, gilet hors agglomération de nuit, casque pour les enfants à compter du 22 mars prochain. La réalité est que, même casqué, un enfant/cycliste/piéton ne pèse rien face à une auto. Un casque cycliste protège le sommet du crâne d’un choc d’une énergie de 75 joules. Contre les 125.000 joules déployées par une auto de 1.500kg à 50km/h. Face à une telle disproportion, la mention du casque (même si elle se veut factuelle) contribue à dédouaner l’automobiliste en attirant l’attention sur un détail, le casque, qui a une fonction totalement négligeable par rapport à la prudence du conducteur.

Pour cette raison, la Cour Constitutionnelle allemande a refusé de considérer que le non-port du casque puisse rendre la victime responsable (article ici). Car c’est bien de cela qu’il s’agit : on sous-entend que, parce qu’il ne portait pas de casque, le cycliste a cherché les ennuis. Ce que l’on pourrait rapprocher des commentaires odieux sur la tenue vestimentaire d’une femme agressée.

Quant à la visibilité, c’est encore une belle manière de dédouaner l’automobiliste négligent. Dans l’exemple en tête de ce post, si un automobiliste percute un enfant et son vélo, sur un passage piéton (!) avec sa mère, ce n’est pas qu’il n’a pas vu, c’est qu’il n’a pas assez regardé. Prétendre que c’est aux piétons ou aux cyclistes de se rendre visibles, et non à ceux qui déplacent une telle masse à une telle vitesse de se montrer vigilants, c’est inverser les responsabilités. C’est traiter les piétons et les cyclistes comme des corps étrangers, des obstacles à éliminer.

Enfin, si la mention du casque ou de la tenue peut paraître factuelle, il serait tout aussi factuel de préciser si le conducteur avait bien tous ses phares, clignotants ou pneus en bon état. Ces informations ne sont jamais citées, pourtant elles pourraient bien figurer parmi les causes de la collision. Bien plus que la tenue vestimentaire de la victime.

Bref, chers journalistes, face à vos articles sur des collisions entre un motorisé et un usager fragile, nous serons toujours sensibles à ces deux biais qui culpabilisent les victimes et dédouanent les responsables. Merci d’y penser !

Pour aller plus loin :

Bien sûr il existe des comportements inexcusables de la part des piétons ou cyclistes. La notion de faute inexcusable de la victime est définie par la loi dite Badinter de 1985. La Cour de Cassation en a précisé la portée en 1987, l’arrêt est disponible ici. La définition en est très restreinte, précisément parce que, même lorsqu’il est négligent, le piéton ou le cycliste reste infiniment moins dangereux qu’un automobiliste irresponsable.

Un principe sain que le Royaume-Uni songe à intégrer dans sa propre législation (article ici).

* Quand je dis « variante moto possible » notez que ceci s’applique aux responsables comme aux victimes, les 2 roues motorisés ayant ceci de particulier qu’ils sont souvent victimes des 4-roues (angles morts, changements de files intempestifs..), étant eux aussi peu protégés face aux autos, mais sont également bien représentés dans les collisions avec les usagers les plus fragiles, et particulièrement les piétons en ville.

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Pollueur payé – le scandale de l’IKV à 15ct

Ségolène Royal annonçait ce 13 septembre au micro de RTL/le Figaro que le montant final de l’indemnité kilométrique vélo s’élèverait à « 12 à 15 centimes par kilomètre ». Une trahison face aux associations, particulièrement la FUB, qui recommandaient un très raisonnable (timide?) montant de 25 centimes.

C’est surtout une considérable injustice envers les usagers à vélo. Concrètement, sur mon trajet quotidien de 5km en ville, la ministre de l’écologie jugerait normal de me subventionner à hauteur de 0.595€ par km si je sortais mon auto (un 6 en ligne de 11 CV fiscaux), mais de ne m’accorder que 0.15€ (voire 0.12€ !) pour mon effort et mon investissement à vélo. Bref je suis 4x plus incité à polluer et encombrer plutôt qu’à me donner la peine de rouler sans danger pour les autres, sans polluer et sans contribuer aux embouteillages.

C’est le nouveau principe du pollueur payé.

Cette décision est totalement inexplicable. L’argument du manque à gagner fiscal avancé par le gouvernement ne tient pas : si l’usager passe de l’auto au vélo, c’est autant d’IKV automobile à rembourser en moins. De surcroît, le gain économique du vélo est totalement ignoré (meilleure santé, moins de temps productif perdu dans les embouteillages).

Pourquoi chercher à dissuader les usagers de prendre leur vélo ? On retrouve la défiance traditionnelle envers ce moyen de transport que nos politiques ne comprennent pas. Je ne souhaite évidemment obliger personne à pédaler (ce serait contraire à mes principes !), mais il faudrait au moins avoir l’honnêteté de reconnaître que nous autres vélotafeurs n’encombrons pas, ne polluons pas, de faisons pas de bruit, ne détériorons pas la chaussée et ne représentons pas de danger pour les autres ! à mon sens ça s’apparent à un comportement vertueux.

Quitte à avoir une fiscalité incitative, autant qu’elle soit incitative dans le bon sens pour la société 

PS: Inutile de m’opposer le coût comparé de l’auto par rapport au vélo dans le calcul de mes indemnités : sur 5km, même si je consomme 15 à 20l/100 en ville (oui, j’ai un 6L atmo), ça représente moins de 1,5€ de pétrole (moins qu’un ticket de métro !). Bref, ça ne me coûterait pas plus cher de sortir mon auto que d’utiliser mon vélo, lequel requiert un investissement initial non négligeable (vélo et équipement) et des consommables (pneus, freins…).

Mais bizarrement, pour Ségolène Royal, je mérite d’être mieux récompensé quand je pollue dans les embouteillages au milieu des turbo-mazouts.

Allez comprendre

Merci pour ce Vélo (pourquoi le CNSR a tout faux)

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Le CNSR a rendu ses préconisations annuelles, notamment concernant les cyclistes. C’est toujours aussi désespérant. Si l’on en croît le Conseil, le vélo n’est toujours qu’une activité ludique assimilable à la marche à pieds et dont les adeptes sont de vilains polissons, 6% plus nombreux à en mourir cette année. Le vélo n’est toujours pas considéré en France comme un moyen de transport. Une aberration lorsqu’on compare à nos voisins d’Europe du Nord.

Le vélo est un moyen de transport, pas un loisir

L’intérêt du vélo est de démultiplier efficacement l’énergie physique et de permettre, sans pollution et sans bruit, de se déplacer à un rythme soutenu d’un point à un autre. Le vélo est d’abord un moyen de transport fiable car non soumis aux encombrements, un déplaçoir économique (ou pas, si vous aimez les cadres carbone et les selles brooks) et sain pour celui qui le pratique. Une alternative idéale pour ceux qui ne supportent pas la congestion subie en voituCyclists_at_red_2_copenhaguen_source_wikipediare ou en transport en commun. Bref, le vélo est un vrai moyen de transport (et souvent l’un des plus intelligents), ce dont tant d’autres pays ont conscience.

Pourtant le CNSR continue de penser que les cyclistes sont de grands enfants. En témoigne la recommandation de « partager l’espace entre piétons et cyclistes plutôt que celui entre cyclistes et véhicules à moteur pour des raisons évidentes de rapport de forces » (sic, lemonde.fr citant le président de la commission 2-roues du CNSR), une réflexion très limitée : en ville, la différence de vitesse est supérieure entre piétons et cyclistes qu’entre vélos et véhicules motorisés. Les pistes cyclables sur les trottoirs sont ainsi de vrais pièges : les piétons y déambulent sans faire attention, obligeant les cyclistes à rouler au pas (ça valait le coup d’acheter un vélo…) voire à s’arrêter puis redémarrer, ce qui, à vélo, constitue l’effort physique le plus pénible qui soit.

Des amendes à moitié prix, la réflexion en solde

La plus médiatisée de ces préconisations est la mise en oeuvre d’amendes spéciales cyclistes. En clair des amendes à moitié prix : 45.60€ au lieu de 90€ pour un feu rouge, mais mieux appliquées puisqu’à ce jour, les forces de l’ordre sont plutôt tolérantes. Le CNSR s’appuie sur l’exemple pilote de Strasbourg avec des statistiques d’accidentologie flatteuses (une baisse qui ne saurait se réduire à cette mesure au vu des efforts de la ville en termes d’aménagements cyclistes). L’idée est que si les amendes sont moins coûteuses, elles sont mieux acceptées. Une position soutenue par la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) qui argue, avec raison, que le risque qu’un cycliste tue ou blesse gravement un tiers en cas d’infraction est bien inférieur à celui d’un véhicule motorisé. En quelque sorte la sanction devient moins injuste proportionnellement à la gravité.

Cette préconisation du CNSR est cependant bancale. Juridiquement d’abord, puisqu’elle crée une inégalité devant la loi selon que vous ayez un moteur ou non, ce qui a valu l’annulation de l’expérimentation strasbourgeoise. Socialement ensuite, car en affichant une volonté de fermeté vis-à-vis des cyclistes, on dissuade encore un peu les citoyens de se mettre en selle (ce qui pourtant ferait du bien à nombre d’entre eux). A vélo, on subit déjà la pluie, le froid, le vent, la détérioration du réseau routier et l’agressivité des usagers motorisés. Si en plus on risque de se faire verbaliser par des agents ayant reçu des consignes de fermeté, on laisse tomber et on reprend le volant pour créer des bouchons au chaud comme tout le monde. Trop de contraintes, trop d’injustices aussi vu le bénéfice qu’offre le cycliste à la société.

Pour les cyclistes, pas d’amende mais des médailles

Et oui, j’aime bien provoquer, mais les cyclistes méritent des médailles, bien plus que des amendes. L’hostilité dont ils font l’objet est édifiante, à l’image du poète Pascal Jaubert qui twittait récemment « […] on dit pas cycliste, mais fdp ». Comprendre, fils de pute. Pourquoi exactement ? Concrètement, un cycliste c’est un usager de la route qui roule silencieusement, sans abîmer la chaussée, sans polluer, sans présenter un danger mortel pour les autres et sans encombrer l’espace public. Exactement l’inverse du véhicule motorisé qui, non content de polluer et d’être potentiellement dangereux, occupe en moyenne 8m² d’espace public sans payer de loyer. Qui est le fils de pute dans l’histoire ?

Donc oui, les cyclistes devraient avoir le droit de tourner à droite aux feux rouges en l’absence de danger (comme cela se pratique dans de nombreux pays) ou d’ignorer les feux rouges non situés sur une intersection en l’absence de piéton, de remonter les voies à contre sens. Parce que de s’arrêter puis redémarrer à un feu ou de faire un détour pour éviter un sens interdit, c’est un vrai effort physique et c’est une contrainte quand le climat est difficile (comme le soulignait Olivier Razemon récemment). Oui, les cyclistes mériteraient que les automobilistes leur disent merci tous les jours. Merci de ne pas faire de bruit, merci de ne pas polluer, de ne pas embouteiller les rues. Merci aussi de vous maintenir en bonne santé. Il en faudra des anciens cyclistes en pleine santé pour cotiser pour les cancers du colon des automobilistes passant leur vie en position assise. Je ne juge pas les pendulaires-automobilistes. On a tous nos contraintes et nos libertés (dont celle de ne pas aimer le vélo), mais reconnaissons ce mérite aux cyclistes.

Pourtant les cyclistes ne demandent pas de médaille. Rien pour le bénéfice qu’ils apportent à tous. Juste qu’on leur foute enfin la paix.

*Il faut dire que l’acteur en question incarne Brackmard dans Les aventures de Captain Brackmard et la Bite de Cristal, donc la délicatesse est son métier
NOTA BENE spécial pour tous les imbéciles rageux qui s’apprêtent à me traiter de bobo-écolo-terroriste : je suis piéton, cycliste-vélotaf, motard et automobiliste. En voiture, j’ai un six-en-ligne au ronronnement magique et je crèverai les armes à la main pour nos libertés individuelles. Mon moteur s’exprime avec joie sur les longs trajets en famille. Mais en intra-urbain, et particulièrement dans Paris, rouler en voiture c’est insulter son véhicule et le maltraiter. Comparativement, à vélo je pourris tous les autres modes de transport en termes de vitesse et de facilité (les automobilistes roulant à 19,4kmh en moyenne à Paris, et bien moins aux heures de pointe).
Plus rapide que la voiture et les chaussures, moins contraignant que la moto et infiniment plus agréable que le métro. Faire du vélo c’est un choix individuel rationnel qui bénéficie à l’intérêt collectif. Zut, je vais passer pour un utilitariste…

[Vélo] ne pas porter de casque ne vous rend pas responsable (Tribunal Constitutionnel allemand)

Dans une décision attendue, le Tribunal Constitutionnel fédéral allemand arrête que, même non casqué, un cycliste non responsable d’un accident a le droit d’être intégralement indemnisé. Il s’agissait d’un sujet particulièrement sensible : un juge de première instance du Land de Schleswig-Holstein avait considéré qu’un cycliste victime d’une ouverture de portière d’auto devait voir ses prétentions à indemnisation réduites (en l’espèce, de 20%) en raison du non port d’un casque. L’argument avancé étant qu’un cycliste agissant raisonnablement doit porter un casque ou s’attendre à des blessures plus grave en l’absence de protection.

Cette décision de première instance a été invalidée par le Tribunal Constitutionnel Fédéral, un répit bienvenu pour les cyclistes.

Car la décision invalidée était particulièrement aberrante et inique : dans cette affaire comme dans tant d’autres, la responsabilité de l’accident est intégralement imputable à l’automobiliste non vigilant qui ouvre sa portière sans regarder. Cette décision de première instance est cependant symptomatique de nos sociétés ou il devient de plus en plus répandu d’inverser les responsabilités : le cycliste non casqué ou le deux-roues non munis d’équipement haute visibilité devient responsable de blessures causées par un tiers coupable. Une tendance dangereuse et qui pourrait bien s’étendre à d’autres domaines criminels.
Reste à savoir quel sera l’impact à plus long terme de cette décision : plus de sécurité juridique pour les victimes de ce type de déni de justice, ou un bien un changement réglementaire pour rendre le casque obligatoire aux cyclistes allemands ? La deuxième solution, que l’on espère improbable, marquerait un net recul pour la cause cycliste : le casque, quoique tout à fait efficace pour réduire sensiblement les blessures des cyclistes, est un facteur de dissuasion pour de nombreux usagers. Il complique le recours au vélo et donne l’image d’une pratique dangereuse. Or, il est statistiquement prouvé que l’augmentation du nombre de bicyclettes en circulation est un facteur de réduction du nombre d’accident et d’apaisement de la circulation en ville.
Bref, pour notre sécurité à tous il faut plus de cyclistes, pas des casques obligatoires.